L HORREUR CONSOMMATRICE

L'ENFER DES ELEVAGES INTENSIFS SMITHFIELD

L’ENFER DES ELEVAGES INTENSIFS  SMITHFIELD.

UNE INFO A PARTAGER.

La semaine dernière (27 mars 2013), la chaîne parlementaire (LCP) a diffusé un reportage terrifiant sur l’horreur des élevages intensifs du géant de l’agroalimentaire très soutenu et encouragé par la PAC, en Roumanie.

Résumé qu’en a fait Télérama :

 « Pour l’ogre Smithfield, tout est bon dans le cochon roumain. En débarquant en 2004 du côté de Bucarest, le géant mondial du secteur, propriétaire des marques Cochonou, Justin Bridou, Aoste ou Jean Caby, avait de quoi se lécher les babines. Un pays traditionnellement producteur de porc, des fermes, des abattoirs et un réseau de distribution à vendre une bouchée de pain, des salariés low cost, des aides publiques en guise de bienvenue…

 Moins de dix ans plus tard, le king du cochon règne sans partage sur le marché roumain, assurant 75 % de la production nationale, tandis que les petits producteurs sont exsangues : leur nombre est passé de 470 000 à 50 000 en quatre ans.

C’est une fable amère de la mondialisation, l’ogre dévorant les petits cochons, que narre cette courte mais édifiante enquête

Avec ses porcs hybrides à la croissance express, nourris au soja OGM, ses fermes mécanisées où quatre ouvriers gèrent l’ordinaire de 8 000 bêtes, le géant impose la mécanique infernale de l’élevage intensif face à des éleveurs locaux qui peinent à s’adapter aux normes sanitaires européennes et ne peuvent s’aligner sur des tarifs imbattables.

S’ils ne profitent guère de l’activité florissante de Smithfield, les habitants des villages subissent les effets collatéraux en ouvrant leur robinet, dont l’eau est gravement polluée aux nitrites.

 Appétit prédateur de l’agroalimentaire, dommages écologiques, traçabilité toujours plus floue (au premier semestre, Smithfield a exporté vers la France 1 400 tonnes de porc, sans plus de précision) : cette histoire cochonne dit beaucoup de son époque ! »

  Dans ces fermes usines de la mort :                                                                                                                                                              

►  4 salariés pour gérer 8000 bêtes.

600 bêtes abattues par heure, à 6 mois de maturité.

Au premier semestre 2012, Smithfield a importé 1400 tonnes de porc en France (porc nourri au soja OGM) sans la moindre traçabilité.

►La multinationale Smithfield a touché 823 000€ de subventions agricoles de la PAC, et quelques millions d’euros du gouvernement roumain, bien qu’ils ne respectent pas la réglementation européenne en matière de distance minimale entre le village et les halles à cochons.

60% des pruniers, 90% des cerisiers et pommiers de l’exploitation biologique voisine sont morts du fait de la pollution des sols engendrée par les déjections porcines.

 En cherchant à en savoir un peu plus sur cet univers animal carcéral à la limite du soutenable, j’ai trouvé une chronique datant de juin 2009 d’Ignacio Ramonet : président de l’association Mémoire des luttes - http://ugtg.org/IMG/article_PDF/article_1076.pdf

 On plonge un peu plus dans l'abominable et on y découvre ceci, entre autres :

« Avec un chiffre d’affaires de près de 12 milliards de dollars, Smithfield Foods, qui approvisionne les chaînes de restauration rapide McDonald’s et Subway, est la troisième compagnie américaine la plus puissante de production alimentaire, après Archer Daniels Midland et Tyson Foods. En 2008, elle occupait le 222e rang parmi les 500 firmes les plus importantes au monde, selon la revue Fortune. Mais elle a été fréquemment accusée de contaminer l’eau, le sol et l’air et de ne pas respecter les droits de ses travailleurs. Dans son rapport de 2005, intitulé « Du sang, de la sueur et de la peur ». Les droits des travailleurs dans les exploitations de viande et les granges avicoles aux Etats-Unis, l’organisation non gouvernementale Human Rights Watch dénonce durement ses abus]. En 1997, elle s’était vu infliger une amende de 12 millions trois cent mille dollars pour violation de la Loi américaine sur les Eaux potables.

Afin d’éviter ces accusations, Smithfield Foods a délocalisé une partie de ses élevages dans des pays comme le Mexique, la Roumanie et la Pologne, où les lois pour la protection de l’environnement sont moins strictes (ou inexistantes), et où certains hommes politiques sont plus disposés à se laisser corrompre. Grâce à sa filiale Granjas Carroll, Smithfield s’est donc installé dans une zone rurale reculée au Mexique, près de La Gloria, en 1994, profitant de l’Accord de libre échange nord-américain (Alena), entre le Mexique, les Etats-Unis et le Canada, et où il n’a plus besoin de s’inquiéter d’être accusé de violer quelque loi sur l’environnement.

Dans des baraquements à ventilation défectueuse et constamment éclairés pour stimuler leur croissance, les cochons vivent enfermés dans des cages qui empêchent tout mouvement. On les gave jusqu’à ce qu’ils atteignent environ 120 kilos. Les élevages sont de véritables cités de porcs, entourées d’océans d’excréments et de pourriture.

 La contamination et son impact sur la santé des habitants, ainsi que les fosses où sont déposés les déchets animaux, ont favorisé, dès 2004, la création d’un mouvement écologique protestataire. Granjas Carrol a réagi en le réprimant. De nombreux habitants de La Gloria et d’une dizaine de communautés qui vivent depuis des années dans cette infection et respirent jour et nuit un air nauséabond,se sont unis pour protester contre l’expansion de la transnationale. Ils ont organisé des réunions et des manifestations. L’entreprise les a attaqués en justice. Plusieurs activistes ont été arrêtés et condamnés, d’autres incarcérés et obligés de payer des amendes.

Un correspondant du quotidien La Jornada, Andrés Timoteo, s’est rendu sur les lieux pour décrire l’atmosphère dans laquelle vivent les habitants : « Des nuages de mouches émanent des fosses d’oxydation où l’entreprise Granjas Carrol déverse les déchets fécaux de ses fermes porcines. La pollution à ciel ouvert a déjà entraîné une épidémie d’infections respiratoires (…) Le vecteur épidémique serait des nuages de mouches qui sortent des fermes porcines et des fosses d’oxydation où l’entreprise mexico-étasunienne déverse des tonnes de fumier. » (...)

Un autre reporter, Jorge Morales Vásquez, raconte comment les habitants ont passé des années à protester contre l’expansion de l’entreprise porcine et comment ilssouffrent de la répression policière et de persécutions. Durant son enquête, le journaliste a constaté à son tour « l’odeur fétide qui provient des fermes de porcs et que l’on respire toute la journée dans la petite communauté d’à peine trois mille habitants, ainsi que l’existenced’essaims de mouches qui infestent les domiciles des familles. ».

Il a inspecté les alentours des « fosses d’oxydation » dans lesquelles les matières fécales des porcs sont soumises à un procédé de décomposition à l’air libre les transformant en gaz méthane, responsable des effluves empuantis qui inondent la zone.

Le reporter a pu observer ce qu’on appelle les « biodigestores », sont de simples tranchées couvertes avec une porte métallique où sont jetés les cadavres des porcs malades, ou morts en se battant dans les porcheries. Il rapporte que « dans ces trous creusés dans le sol, les charognes se décomposent, représentant un foyer de contamination et de prolifération de mouches de la taille d’une abeille qu’on appelle au Mexique « muerteras », c’est-à-dire « croquemorts », et qui, poussées par le vent, voyagent en essaim jusqu’à La Gloria et envahissent les foyers… » De nombreuses familles déclarent avoir été affectées par de fréquents maux de têtes, des maladies gastro-intestinales et des voies respiratoires, et avoir développé des diarrhées, toux, infections de la gorge, vomissements et fièvres….. »

 Etc, etc….. si vous en avez encore le courage, lire la suite http://ugtg.org/IMG/article_PDF/article_1076.pdf

 Vous êtes toujours là, alors si vous n’êtes toujours pas dégoûtés, et que vous avez l’estomac bien accroché, vous pouvez continuer avec l’article sur le blog de SUPERNO « jamais content, jamais d’accord mais toujours prêt à le dire » :  http://www.superno.com/blog/2008/06/good-food-responsibly/

 

Je parie qu’après,  vous ne regarderez plus jamais le rayon CHARCUTERIE de votre supermarché comme avant.

BON APPETIT !

 

Animal Libre

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