BILAN MARCHE BLANCHE 15 FEV 2014 TOULON

MARCHE BLANCHE POUR ENZY BILAN

PlMarche

En dépit d’un temps maussade, entre 250 et 260 personnes ont participé Samedi 15 février 2014 à la Marche Blanche organisée par le Groupe « PORTE VOIX DES SANS VOIX » pour la Cause Animale à TOULON.

 De nombreux représentants d’associations venus du Var, des bouches du Rhône, de l’Héraut et même des Alpes maritimes. Entre autres :

Sans Collier de Provence, Le collectif animalier du 06, la Fondation Brigitte Bardot, la Protection féline du Pradet, l’association toulonnaise Les Amis des Chats, Galgos, Sauvons les de Toulon, Chatchou de Toulon, Boules de Poils de Toulon, les Chats de la Marine de Toulon, les Chats libres de Ramatuelle, l’Ecole des chats d’Ollioules, SAM 83, Assistance aux animaux de Toulon, Association des animaux du Golf de St Tropez contre la détresse animale, Aidez nous de Toulon, la LCMA de Toulon, la protection des Animaux de St Cyr…..

Et bien sûr, de nombreux particuliers et/ou militants sympathisants de Toulon, la Roquebrussanne, Cogolin, Mandelieu…

 Rappel de l’histoire.

Le 23 juin 2011, ce sont des voisins gênés par une odeur pestilentielle qui avait envahie toute la cage d’escalier,  qui ont alerté les pompiers et la police.

Après avoir défoncé la porte de l’appartement concerné, ceux-ci horrifiés, ont fait la macabre découverte d’un chien en putréfaction, son corps était méconnaissable, décomposé, plein de vermines. L’appartement était ravagé, le pauvre chien avait essayé d’arracher le lino, des morceaux de bois de la porte d’entrée, il avait griffé les murs, il avait déchiqueté le canapé, il voulait sortir de cette prison.

On peut imaginer son désespoir, sa souffrance et sa détresse, enfermé dans le noir dans cette prison.

Des excréments jonchaient le sol de l’appartement, et une litière sale de chat était renversée.

Après enquête, il s’est avéré que la propriétaire d’Enzy (c’était le nom du chien), ne voulait plus de lui, et qu’elle n’a rien trouvé de mieux que de le laisser, abandonné à lui-même, sans nourriture, sans eau dans son appartement où elle n’a plus reparue pendant 3 semaines.

Elle ne travaillait qu’à une centaine de mètres de là, elle a continué à vivre normalement. Elle n’est plus reparue à son domicile alors qu’elle savait que son chien y agonisait dans des souffrances abominables.

Elle avait également 2 chats dont un, qui a réussi à passer par une fenêtre mal fermée s’est réfugié, squelettique et terrorisé, dans un petit jardin limitrophe. La personne qui l’a recueilli, a mis plusieurs semaines à le rassurer et à le soigner.  L’autre n’a jamais été retrouvé.

 

Plusieurs associations ont porté plainte pour sévices graves et acte de cruauté sur animal : La SPA, La Fondation Brigitte Bardot, Fondation 30 millions d’amis, et des associations locales : Cœur de Capra, LCMA, Natacha

 Il y a quelques jours encore, à Marseille, ce pauvre chaton (Oscar) violemment jeté en l’air puis à plusieurs reprises balancé contre un mur par pure cruauté.

 Combien chaque jour, en France, des animaux souffrent de maltraitance, sont massacrés, dans l’indifférence le plus totale.

 Cette  marche blanche en hommage à Enzy, à Oscar, le chaton de Marseille, et à tous les autres animaux victimes  innocentes et souvent invisibles  de la cruauté et de la barbarie humaines, est une marche pour la cause animale en général et l’évolution du statut juridique de l’animal dans le code civil.

 

Le code civil français ne prévoit que 2 régimes juridiques : celui des « Personnes » et celui des « Biens » incluant les animaux.

Au regard de ce texte, il n’y a donc aucune différence entre une table, une tondeuse à gazon et un animal.

C’est inadmissible puisque les animaux eux aussi  sont des êtres vivants qui ressentent de l’amour, de la peur, de la souffrance.

Comment, dans de telles conditions, protéger efficacement les animaux ?

C’est tout simplement impossible.

La rédaction de notre loi française date de 1804 !

Plus de 200 ans durant lesquels rien n’a changé. 

Cette loi est aujourd’hui dépassée, rétrograde et arriérée.

 Ce n’est pas faire preuve de sensiblerie imbécile que de réfléchir sur la condition animale. C’’est tout simplement faire preuve d’humanité.

 ►La Fondation 30 millions d’amis a mis en ligne une pétition toujours active qui demande à la Garde des Sceaux de : Modifier l’urgence le code civil, en créant une 3ème catégorie pour les animaux, distincte des « Personnes » et des « Biens », reconnaissant les animaux comme des êtres vivants et sensibles.

Si l’on crée une catégorie juridique propre aux animaux, séparée de celle des biens et évidemment aussi de celle des personnes, la législation pourrait être mieux mise en œuvre et  du coup, les juges seraient davantage incités à donner suite aux plaintes qui leur sont adressées.

Avec une telle réforme enfin le code civil serait en harmonie avec le code pénal qui sanctionne les atteintes aux animaux « dans leur sensibilité d’êtres vivants » et le code rural qui qualifie l’animal « d’être sensible ». Pour le moment, le paradoxe demeure, c’est totalement incohérent.

►A l’appel de la fondation 30 Millions d’amis, en octobre dernier, 24 intellectuels, philosophes, scientifiques, historiens, etc  ont signé un manifeste  demandant que les animaux bénéficient d’un régime juridique dans le code civil conforme à leur nature d’êtres vivants et  sensibles et qu’une catégorie propre leur soit aménagée dans le code civil entre les personnes et les biens.

 ►En novembre 2013, le député Frédéric Lefebvre a présenté à l’Assemblée nationale une proposition de résolution (n° 1509) relative à l’évolution du statut de l’animal de compagnie dans la législation.

Elle demande la réalisation d’une concertation sous l’égide du ministère de la Justice pour établir un statut juridique de l’animal de compagnie (ne sont pas pris en compte des animaux destinés à l’élevage).

 ► Tout récemment le 7 février 2014 vient d’avoir lieu au Sénat, devant 300 personnes, un colloque « Nous et l’Animal » (organisé par le club de réflexion Ecolo-Ethik, présidé entre autres, par Chantal Juano (sénatrice), Yves Coppens, la magistrate Laurence Vichnievsky,  Allain Bougrain Dubourg, Reha Hutin, etc…

Les intervenants ont tous rappelé dans leur discours que l’animal est un être sensible qui ressent la douleur.

Ce groupe de réflexion devrait présenter une vingtaine de propositions.

 Chantal Jouano s’est engagée à demander la création d’un groupe Animal au sénat.

Elle a ajouté « les lobbies face à nous sont puissants, mais plus puissants que les lobbies, il y a les réseaux ». 

Raison de plus pour rester mobiliser et manifester !

 Aujourd’hui, l’animal est devenu une préoccupation sociale suffisamment forte pour que le législateur s’interroge sur une nouvelle définition de son régime juridique.

 Pour faire bouger les choses, nous devons nous aussi bouger nos politiques, plusieurs d’entre nous, avons récemment envoyé un courrier à nos députés du Var : Mme Geneviève Lévy ainsi que Monsieur Philippe Vitel, pour connaître leur position sur ce sujet qui est pour la majorité des français, plus que jamais au centre du débat public.

 Un député a un rôle de législateur. Il comprend l’esprit  des lois,  il en planifie de nouvelles, il les étudie, et appuie ou non leur adoption.

Il est le représentant de ses électeurs.

Donc, il ne faut pas hésiter à les solliciter.

 Nous sommes tous des électeurs, et nous pouvons tous, écrire individuellement à nos élus.

 

Au XIXème siècle, Henry Salt a écrit ceci : « la risée d’une génération peut devenir la préoccupation de celle qui suit ».

Il n’y a pas si longtemps, on ne soupçonnait pas que l’esclave était humain, et qu’il pourrait un jour avoir des droits.

Il y a à peine un siècle, on ne soupçonnait pas que la femme pourrait un jour être l’égale de l’homme, et qu’elle aussi avait des droits.

On peut donc espérer aujourd’hui que la prochaine étape sera en faveur des animaux et de la nature, qui eux aussi ont des droits, et en premier celui d’être respectés.

 

En tout cas maintenant, le mouvement est en marche, et prend de l’ampleur.

Rien ne pourra l’arrêter.

 La marche s’est terminée sur les marches du palais de justice où les pétitions de la Fondation 30 millions d’amis ont circulé.

 Les médias étaient présents tout au long de la manifestation.

3 articles dans Var Matin, 1 interview sur France Bleue Provence diffusée au Journal de 9h dimanche 16, et 1 « petit » mot lors du JT de FR3 régional.

Aujourd’hui même, Samedi 15 février 2014, à Marseille, se déroule  une manifestation similaire sur la cause animale et l’évolution du statut de l’animal.

LE COMBAT CONTINUE - RIEN N'EST GAGNE D'AVANCE

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